Les demandes d’asile se maintiennent à un niveau élevé en février

En février, 2.063 personnes ont demandé l’asile en Belgique. Le chiffre confirme une tendance à la hausse du nombre de demandeurs qui dépasse (presque) chaque mois le seuil des 2.000 depuis l’été. Seuls novembre et décembre ont fait exception, les chiffres ayant été artificiellement réduits grâce aux restrictions imposées par Theo Francken (N-VA) à l’Office des étrangers, qui, pendant plusieurs semaines, n’a enregistré que 50 à 60 demandes par jour. Des centaines de personnes se sont alors retrouvées à la rue, faute de prise en charge.

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La suppression de ces quotas par la ministre Maggie De Block (Open VLD), après le départ de la N-VA du gouvernement, a induit un report de nombreux candidats à l’asile sur les statistiques de janvier. Un pic à 2.765 a alors été enregistré.

Le gouvernement a approuvé un plan d’action de 87 millions d’euros qui doit permettre d’augmenter le nombre de places d’accueil (+ 3.250) ainsi que les moyens humains alloués à l’Office des étrangers, et au Commissariat aux réfugiés et aux apatrides. « L’augmentation est contrôlable, certainement depuis que le gouvernement a approuvé mon plan d’action , a réagi la ministre Maggie De Block. Grâce à ce plan, nous assurons un accueil humain pour les personnes qui cherchent une protection ici, mais nous permettons aussi qu’ils reçoivent une décision plus rapidement. Celui qui n’a pas droit à l’asile devra ainsi aussi quitter le pays plus rapidement. »

Cette hausse, dans un contexte de faibles arrivées par la mer, s’explique en partie par un soudain grand nombre de demande émanant de ressortissants palestiniens, qui demeurent le premier groupe national en février (257 – ils étaient 426 en janvier), devant les Afghans (211) et les Syriens (208). En partie aussi par des mouvements secondaires de personnes ayant été déboutées de l’asile dans un autre pays européen et venant tenter leur chance en Belgique (les informations manquent encore pour février sur le nombre de ces cas « Dublin »).

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Dans la foulée de son prédécesseur, Maggie de Block a lancé une campagne de dissuasion visant spécifiquement les Palestiniens installés dans les Emirats et en Arabie saoudite. « Elle a été vue plus de 195.000 fois, précise le cabinet de la ministre. De nouvelles campagnes de dissuasion de l’Office des étrangers sont en préparation. » Le CGRA a de son côté adapté sa politique en n’octroyant plus systématiquement une protection aux Gazaouis, estimant que l’amélioration de la situation sur place justifiait désormais une évaluation individualisée. Le Commissaire général doit encore rendre un avis à la ministre quant à l’opportunité de retirer le statut à des Palestiniens déjà reconnus réfugiés.

Sources : lesoir.be

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