Mexique: des migrants africains et haïtiens manifestent au sud du pays…

Des dizaines de migrants africains et haïtiens ont exprimé leur colère, mardi 2 avril, devant les installations de l’Institut national des migrations. Le centre prévu pour 900 personnes en accueille pour l’instant 1 400. Beaucoup de familles sont donc bloquées à l’extérieur, elles voient pourtant chaque jour des camions chargés de migrants centre-américains sortir en direction de la frontière américaine.

Voilà plusieurs semaines que des centaines de migrants campent autour des installations de l’Institut national des migrations de la ville mexicaine de Tapachula, près du Guatemala. Ils attendent d’être reçus pour demander les papiers qui leur permettront d’arriver jusqu’à la frontière américaine et de demander l’asile. Ils affirment ne recevoir ni eau, ni nourriture.

L’armée dépêchée sur place

Dans ces conditions difficiles, leur colère a explosé après l’arrestation d’une jeune femme qui s’apprêtait à ressortir de l’enceinte des bâtiments pour retrouver son mari de l’autre côté de la grille. Les manifestants affirment qu’elle a été violemment interceptée par trois policières. Un sentiment d’injustice générale s’est alors exprimé, par des jets de bouteilles et de chaises sur les grilles et les vitres de l’Institut. L’armée a été dépêchée pour mettre fin au rassemblement.

Il y a quelques semaines l’office de régularisation a dû être fermé. Le personnel était accusé d’offrir aux migrants cubains des processus accélérés en échange d’argent. La manifestation spontanée s’est déroulée au moment de la visite d’un représentant de la Commission nationale des droits de l’homme, venu justement suite à des accusations de discrimination et de mauvais traitements sur les migrants originaires d’Haïti et de pays africains tels que l’Angola, le Congo ou encore le Cameroun.

Sources : rfi.fr

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