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Au moins quatre morts après un naufrage en mer Égée

Quatre exilés sont décédés ce lundi après le naufrage de leur embarcation pneumatique en mer Égée. Deux personnes ont pu être secourues, selon les gardes-côtes turcs.

Un nouveau drame a eu lieu en mer Égée au large des côtes turques ce lundi. Au moins 4 personnes sont décédées suite au naufrage d’une embarcation pneumatique, ont annoncé les gardes-côtes turcs.

Alertés peu après 2 heures du matin (heure locale, 23h GMT), ces derniers ont affirmé être parvenus à secourir vivants deux des passagers de l’embarcation au large de Karaburun, ville de la province côtière d’Izmir à l’ouest du pays.

« Les corps sans vie de quatre migrants irréguliers ont été repêchés », ont indiqué les garde-côtes dans un communiqué. Des recherches étaient toujours en cours à la suite de déclarations de survivants faisant état de disparus. Aucun détail concernant le profil des décédés ou rescapés n’a été communiqué.

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Selon le communiqué des gardes-côtes, un hélicoptère, un drone, un navire et cinq patrouilleurs ont été mobilisés pour l’opération qui a eu lieu au large de Karaburun, à une trentaine de kilomètres des îles grecques de Lesbos et de Chios.

Selon l’ONG Aegan Boat Report, « plusieurs navires commerciaux ont également été mobilisés, dont le pétrolier libérien Kriti Legende, le porte-conteneurs portugais EF Elena et le pétrolier turc T. Kilyos ».

Les deux îles grecques sont deux des points d’entrée dans l’Union européenne en mer Égée et les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses entre les côtes turques et les îles grecques voisines. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 130 personnes sont décédées sur la route de la Méditerranée orientale depuis le début de l’année.

Cette route, énormément empruntée en 2015, a vu son intensité décroître « après la mise en œuvre de l’accord Union européenne-Turquie fin mars 2016 », précise l’OIM.

Durcissement de la politique grecque

Et depuis, le gouvernement conservateur grec n’a cessé de durcir sa politique migratoire. « Si vous souhaitez entrer illégalement en Grèce et que vous n’avez pas droit à l’asile, nous ferons tout notre possible pour vous renvoyer d’où vous venez », a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis devant le Parlement mercredi 2 avril. « Les passeurs et les ONG qui coopèrent avec eux ne détermineront pas qui entre dans notre pays », a-t-il ajouté.

Ces dernières années, les gardes-côtes grecs ont été plusieurs fois condamnés pour leur gestion des migrants aux frontières du pays, en mer Égée ou au niveau du fleuve Evros. Ils sont notamment accusés par de nombreuses organisations de pratiquer des refoulements illégaux et de faire preuve de violences envers les exilés. De leur côté, les autorités grecques ont toujours nié mener ce genre de pratiques.

Selon un rapport réalisé par neuf organisations de défense des droits de l’Homme actives dans plusieurs pays européens et publié le 17 février, « au moins » 120 457 « pushbacks » ont été enregistrés en 2024 en Europe. La Grèce serait le deuxième pays, derrière la Bulgarie, à pratiquer ces refoulements. En 2024, 14 482 refoulements ont été enregistrés à ses frontières.

De son côté, le 25 mars, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la Grèce après le décès d’un mineur Irakien, Ameer Mokhlas, mortellement touché par le tir d’un garde-côte grec, en 2015 en mer Égée.

Sources: infomigrants

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