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Espagne : un réseau de fabrication des faux-papiers démantelé à Alicante

Une opération coordonnée entre la France et l’Espagne a permis de démanteler un réseau de fabrication de faux papiers à Alicante, en Espagne, a annoncé Europol jeudi. L’enquête a été menée conjointement par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) et la police nationale espagnole (UCRIF). Un homme a été arrêté. Environ 800 faux documents ont été saisis.

L’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs, Europol, a annoncé ce jeudi 4 juin le démantèlement quelques jours plus tôt d’un réseau de productions de contrefaçons de documents à Alicante, en Espagne.

L’enquête menée par la France, plus précisément par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) et par la police espagnole, a également permis d’arrêter le 27 mai un homme, dans cette même ville où il résidait depuis 2024.

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Le suspect est accusé d’avoir géré un marché en ligne offrant des faux documents d’identité à des clients, sous format papier et numérique, dans toute l’Europe.

« Cette plateforme aurait facilité des opérations de trafic de migrants en fournissant aux réseaux criminels des documents falsifiés permettant de contourner les contrôles aux frontières, d’obtenir frauduleusement des titres de séjour et de faciliter les déplacements secondaires au sein de l’Union européenne », peut-on lire dans le communiqué.

« Des méthodes de production à l’échelle industrielle »

C’est en découvrant ce site que les forces de l’ordre sont ensuite tombés sur un appartement servant d' »atelier complet et opérationnel de falsification et fabrication de faux-papiers ». Europol rapporte que la perquisition de ce lieu loué sous une fausse identité a mené à la saisie d’environ 800 faux documents ainsi qu’une somme de 1580 euros en espèces. Des moyens qui mettent aussi en avant des « méthodes de production à l’échelle industrielle de plus en plus utilisées par les groupes du crime organisé » dans les réseaux de passeurs.

Selon une analyse d’Europol, « la falsification de documents [est] un facteur clé du trafic de migrants et de la régularisation frauduleuse du séjour au sein de l’Union européenne ». Avec ces papiers contrefaits, « les réseaux criminels génèrent d’importants profits illicites et permettent un large éventail d’activités criminelles. »

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Centre européen de lutte contre le trafic de migrants

Europol participe depuis longtemps à la lutte contre le trafic de migrants. Et pour plus d’efficacité, l’agence européenne a même lancé un Centre européen de lutte contre le trafic de migrants (ECAMS). Annoncée en mars dernier, cette unité de l’agence policière européenne met l’accent sur des enquêtes basées sur les données et renseignements open source (OSINT) et mène également des enquêtes financières, suivant la trace des bénéfices illicites générés par les passeurs.

« Avec l’ECAMS, Europol renforce son rôle au centre de la réponse de l’Europe, en réunissant le renseignement, la coordination opérationnelle et l’analyse avancée pour aider les États membres à démanteler les réseaux criminels à grande échelle », s’était félicitée l’organisation internationale dans un communiqué. Cette organisation avait participé au démantèlement d’un réseau de passeurs entre l’Algérie et l’Espagne le 29 mai 2026.

Sources: Infomigrants

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