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Le Royaume-Uni impose des restrictions sur les visas à la RDC

Le Royaume-Uni a imposé des restrictions de visa à la République démocratique du Congo, a annoncé le gouvernement britannique dimanche. Il accuse ce pays d’Afrique centrale de ne pas suffisamment coopérer sur le retour des migrants en situation irrégulière.

Désormais, les personnalités de République démocratique du Congo (RDC) souhaitant se rendre au Royaume-Uni devront « demander un visa comme tout le monde » et les services de traitement accéléré des visas ont été « supprimés pour tous les ressortissants du pays », a détaillé le Home Office dimanche.

D’autres mesures, allant jusqu’à « un arrêt complet de la délivrance des visas », seront prises « si la coopération ne s’améliore pas rapidement », menacent encore les autorités britanniques.

Le gouvernement du Royaume-Uni a pris cette décision car il accuse la RDC de ne pas suffisamment coopérer sur le retour des migrants en situation irrégulière. « Nous attendons des pays qu’ils respectent les règles. Si l’un de leurs citoyens n’a pas le droit d’être ici, ils doivent le reprendre. Il est temps que la République démocratique du Congo fasse ce qu’il faut. Récupérez vos citoyens ou perdez le privilège d’entrer dans notre pays », a déclaré Shabana Mahmood, ministre de l’Intérieur, citée dans le communiqué du Home office.

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En novembre, un avertissement avait été adressé à l’Angola, la Namibie et la RDC. Le Royaume-Uni leur avait donné un mois pour « améliorer leur coopération » dans le retour des migrants expulsés du pays.

Selon le Home Office, seuls l’Angola et la Namibie ont accepté « le retour des migrants illégaux et des criminels ». D’où ces mesures à l’encontre de la RDC.

Le gouvernement congolais a réagi dimanche, disant être en discussions avec le Royaume-Uni. « Des échanges sont en cours entre les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères et l’ambassade britannique à Kinshasa. Le cadre de la procédure a été clarifié et les points opérationnels identifiés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement de la RDC, Patrick Muyaya.

Une réunion est prévue le 30 décembre « afin de parvenir à une convergence de vues et trouver un accord », a-t-il ajouté, précisant que « même lorsqu’il s’agit de rapatriement, cela doit se faire dans le respect des normes ».

Faible représentation

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024, près de 50 000 personnes ont été expulsées du Royaume-Uni et le gouvernement, qui a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière une priorité, compte bien accélérer le processus.

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Pour autant, l’Angola, la Namibie et la RDC ne concernent qu’une faible partie des ressortissants étrangers dans le pays. Selon les statistiques officielles britanniques, 834 977 visas ont été délivrés à des ressortissants étrangers au cours de l’année se terminant en juin 2025 pour des raisons d’emploi, d’études, familiales ou humanitaires. Parmi eux, 299 l’ont été à des Congolais, 273 à des Angolais et 140 à des Namibiens, soit respectivement 0,04 %, 0,03 % et 0,02 %.

Ces trois nationalités représentent également une infime partie des personnes qui arrivent illégalement dans le pays. Toujours selon le Home Office, seulement 11 ressortissants de la République démocratique du Congo (0,02 %), trois d’Angola (0,01 %) et aucun de Namibie sont arrivés par la Manche et par camion entre juin 2024 et 2025.

Concernant les criminels, que Londres veut expulser, sur les 10 737 ressortissants étrangers incarcérés recensés dans le pays, 56 (0,06 %) venaient de RDC, 39 (0,04 %) d’Angola et neuf (0,01 %) de Namibie.

Sources: infomigrants

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