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Royaume-Uni : la RDC se dit prête à reprendre ses ressortissants en situation irrégulière

Kinshasa a accepté que Londres puisse renvoyer ses ressortissants en situation irrégulière, a annoncé vendredi le gouvernement britannique. Une accalmie après plusieurs semaines de tensions. Le Royaume-Uni avait accusé le pays africain de ne pas suffisamment coopérer sur le retour des Congolais à expulser et lui avait imposé une série de restrictions sur les visas.

Le gouvernement britannique a indiqué vendredi 6 février que la République démocratique du Congo (RDC), sous le coup de restrictions de visas pour ses ressortissants, avait accepté que Londres puisse lui renvoyer les migrants en situation irrégulière.

Londres avait annoncé en décembre imposer des restrictions sur les visas pour les ressortissants de RDC et menaçait même de ne plus en délivrer du tout, au motif que ce pays ne coopérait pas suffisamment pour reprendre ses ressortissants en situation irrégulière – que le Royaume-Uni voulait expulser.

Dans un communiqué du 27 décembre, Londres écrivait ainsi que les personnes venant de RDC devaient désormais « demander un visa comme tout le monde » et menaçait Kinshasa d’un « arrêt » de la délivrance des visas, « si la coopération ne s’amélior[ait] pas rapidement ».

Dans la foulée de cette annonce, Kinshasa avait annoncé l’ouverture de discussions avec Londres.

Aujourd’hui, le temps semble à l’accalmie. « Le ministre de l’Intérieur a obtenu la coopération de la République démocratique du Congo (RDC) », s’est félicité le gouvernement britannique dans un communiqué vendredi. C’est le troisième pays africain à accepter cette « coopération ».

L’Angola et la Namibie, également menacés de restrictions sur les visas, avaient, eux, déjà accepté en décembre de coopérer avec Londres sur le même sujet. « Les migrants illégaux et les criminels dangereux seront désormais expulsés vers l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo », a déclaré la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, citée dans ce même communiqué.

Au total, plus de 3 000 expulsions de Congolais, Namibiens et Angolais prévues

« Mon message est clair : si les gouvernements étrangers refusent d’accepter le retour de leurs citoyens, ils en subiront les conséquences », a-t-elle ajouté.

Au total, « plus de 3 000 migrants illégaux originaires de Namibie, de RDC et d’Angola pourraient être expulsés » grâce à ces accords de coopération, ajoute le ministère.

Les demandeurs d’asile au Royaume-Uni sont principalement des Pakistanais, puis des Afghans, des Iraniens et des Érythréens, selon des chiffres gouvernementaux publiés en août 2025.

Les menaces de sanctions en matière de visas à l’encontre des pays d’origine font partie d’un ensemble de mesures annoncées en novembre par Shabana Mahmood visant à durcir les règles britanniques en matière d’asile.

Parmi elles, la réduction de la protection accordée aux réfugiés statutaires, qui seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr » ou la suppression de l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile.

Le gouvernement travailliste de Keir Starmer a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière une priorité, sous la pression notamment de la montée du parti anti-immigration Reform UK, en tête des sondages.

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024, près de 58 500 personnes ont été expulsées du Royaume-Uni, selon le communiqué.

Sources: Infomigrants

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