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« Cela faisait plusieurs années qu’il était ici » : un mort retrouvé dans le canal de Calais

Un jeune homme d’une trentaine d’années, selon les autorités, a été retrouvé dans le canal du centre-ville de Calais. Les informations sur son identité et sa nationalité restent à confirmer, mais Utopia 56 affirme que cela faisait « plusieurs années » qu’il survivait dans la ville.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances autour du décès d’un homme retrouvé ce vendredi 15 août dans le canal de Calais. Le corps a été découvert peu après 4 heures du matin, affirme France 3 Hauts-de-France de source policière, confirmant une information de Delta FM.

À l’arrivée des secours, son cadavre flottait sur l’eau, sous le pont Freycinet, entre la gare et Calais-Nord. D’après la Voix du Nord, il s’agit d’un homme d’une trentaine d’années. Une autopsie doit être organisée dans les jours qui viennent. Pour l’heure, les enquêteurs n’excluent pas un lien avec la situation migratoire tandis qu’une source policière évoque « probablement un migrant » auprès de France 3 Hauts-de-France.

L’association Utopia 56 affirme, elle, qu’il s’agit bien d’une « victime des politiques meurtrières tenues à la frontière ». « On sait que ce monsieur a été identifié et que cela faisait longtemps qu’il était à Calais, à savoir plusieurs années », précise Amélie Moyart, responsable de la communication d’Utopia 56 sur le littoral.

Pour l’heure, la nationalité de l’homme n’a pas été confirmée : érythréen ou soudanais, les versions divergent entre la police et les exilés de Calais rencontrés par Utopia 56. De même, on ne sait pas encore si l’homme est mort des suites d’un accident, d’une tentative de passage, d’un suicide ou dans d’autres circonstances encore. D’après DeltaFM, la police privilégie l’hypothèse d’une noyade survenue lors d’une tentative de traversée de la Manche vers l’Angleterre.

Toujours selon les informations de France 3, un habitant de l’avenue Pierre de Coubertin, le quartier où le drame s’est produit, avait entendu un bruit dans la nuit et tenté d’aider la victime, sans succès. Malgré les tentatives de réanimation des sapeurs-pompiers ayant repêché le corps, la victime n’a pu être sauvée.

« 29ème victime » à la frontière

L’association Utopia 56 évoque la « 29ème victime » à la frontière depuis le début de l’année. Une trentième victime est venue, entre-temps, s’ajouter à cette funeste liste : celle d’un jeune homme âgé de 20 à 30 ans qui s’est donné la mort par pendaison, dimanche 17 août, sur un campement de Loon Plage.

Certains exilés « sont dans une situation désespérée », a contextualisé Claire Millot, responsable de l’association Salam, auprès d’InfoMigrants. « Récemment, un exilé a dit à l’une de nos bénévoles : ‘on ne veut pas de moi en France, pas de moi en Angleterre, pas de moi chez moi. Alors, qu’est-ce que je dois faire ?’. C’est une vraie question angoissante. »

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Au-delà de ces décès à terre, la plupart des morts à la frontière franco-britannique surviennent en mer ou sur les plages, lors des tentatives de rejoindre le Royaume-Uni sur des « small boats ». Dix-neuf personnes migrantes sont mortes en mer depuis le début de l’année, selon un décompte des décès lors des traversées en mer fait par InfoMigrants.

De plus en plus souvent, ces décès surviennent au moment clé de l’embarquement. Une femme migrante est morte dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 août sur le littoral nord de la France. Selon Utopia 56, il s’agissait d’une femme d’une trentaine d’années, « morte sur la plage de Malo, à Dunkerque » alors qu’elle « tentait de monter à bord d’une embarcation ». Le parquet de Dunkerque a précisé de son côté à l’AFP qu’il s’agissait « d’une jeune femme d’origine somalienne d’environ 25-30 ans » dont les circonstances du décès « restent à déterminer ».

Elle est décédée malgré « trois tentatives de réanimation, par les polices nationale et municipale puis par les pompiers », selon la préfecture.

Sources: infomigrants

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