Manche : 119 migrants secourus en une journée, une personne inconsciente évacuée par hélicoptère

Au cours de la journée de samedi, 119 migrants ont été récupérés par les services de secours en mer français,ont indiqué les autorités maritimes. Une personne inconsciente a été héliportée vers le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer.
Les tentatives de départ d’embarcations de migrants sont toujours nombreuses depuis le littoral français. Rien qu’au cours de la journée du samedi 25 avril, 119 migrants qui tentaient de traverser la Manche à bord de petites embarcations ont été secourus, ont annoncé dimanche les autorités maritimes françaises. Une personne retrouvée inconsciente a été évacuée vers un centre hospitalier.
En tout début de matinée, une embarcation a été repérée dans le secteur de Ault dans le nord de la France. Six personnes en difficulté à bord ont été secourues puis débarquées au port de Boulogne-sur-Mer, selon un communiqué de la Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar).
Une autre embarcation de migrants a été signalée dans la matinée au large du Cap d’Ailly, faisant route vers le Nord. Un dispositif de surveillance a été déployé, puis renforcé à l’approche de Wimereux, où l’embarcation devait embarquer des personnes en attente sur la plage, selon le mode opératoire des taxis-boats.
Lors de cet embarquement, six migrants se sont retrouvés en difficulté et ont été secourus. Une septième personne ayant perdu connaissance, a nécessité une prise en charge médicale et a été héliporté vers le centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer.
Quelques instants plus tard, cette embarcation est tombée en panne et les 106 migrants qui se trouvaient encore à son bord ont été pris en charge. Au total, ce sont donc 112 migrants qui ont été pris en charge et transportés au port de Calais.
Nouvel accord franco-britannique
Face à la poursuite de ces départs, un nouvel accord triennal franco-britannique visant à endiguer les traversées clandestines de la Manche a été signé jeudi. L’accord bilatéral signé en 2018, qui avait été reconduit une première fois en 2023, s’achevait en 2026. Le nouveau, valable jusqu’en 2029, a donc été signé par le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez et son homologue britannique Shabana Mahmood dans les locaux de la police aux frontières à Loon-Plage, près de Dunkerque. Il prévoit « une intensification des patrouilles et des opérations de renseignement pour endiguer fortement les traversées illégales dans le nord de la France ».
Pour cela, les autorités françaises et britanniques se sont mises d’accord sur une hausse des financements. Les investissements anglais pourront aller jusqu’à 766 millions d’euros sur trois ans. À noter que ce montant comprend « pour la première fois » une part flexible évaluée à 186 millions d’euros. Cette dernière sera conditionnée à l’efficacité des mesures pour empêcher les personnes migrantes de rejoindre irrégulièrement leur territoire.
L’accord entérine également la création d’une unité de CRS dédiée à la lutte contre l’immigration clandestine, « prise en charge par la France ». Ces 50 policiers, « spécialement formés aux techniques et équipements de maintien de l’ordre et de gestion des foules » auront pour mission de « faire face aux groupes hostiles et aux comportements violents, et d’empêcher les migrants illégaux de franchir les frontières », indique de son côté le Home Office.
Plus de 6 000 arrivées depuis le début de l’année
Malgré ces accords et un durcissement sans précédent de la politique au Royaume-Uni, les traversées continuent. Selon le Home Office, depuis le début de l’année, 6 077 personnes sont arrivées au Royaume-Uni. Un chiffre toutefois en baisse par rapport aux 9 560 traversées recensées durant la même période en 2025.
Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, 41 472 personnes ont rejoint clandestinement le Royaume-Uni sur des embarcations de fortune l’année dernière. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018.
Au moins 29 migrants ont perdu la vie en mer en tentant ces traversées périlleuses en 2025, et six depuis le début de cette année, selon un décompte de l’AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques.
Sources: Infomigrants




