Faut-il créer des quotas annuels d’immigration économique?

Bourdin Direct s’intéresse ce jeudi à l’une de vos propositions: la création de quotas annuels d’immigration économique. Une mesure qui a, semble-t-il, les faveurs d’Emmanuel Macron.

Dans sa lettre aux Français à l’ouverture du grand débat, le 14 janvier, Emmanuel Macron écrit: « Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres. C’est le droit d’asile qui ne saurait être remis en cause ». Mais « notre communauté nationale s’est aussi ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration. Que proposez-vous, demande Emmanuel Macron, pour améliorer l’intégration? Souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement? »

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Une idée de quotas défendu dès 2007 par Nicolas Sarkozy, reprise 10 ans plus tard dans les programmes du Nicolas-Dupont Aignan ou encore de Marine Le Pen.

Même si aujourd’hui, le Rassemblement national y semble finalement opposé. Au profit d’une immigration zéro. Nicolas Bay est député européen du Rassemblement national:

« On atteint aujourd’hui en France un niveau d’immigration qui est absolument insoutenable. Il faut en finir avec cette immigration massive mais également inverser la tendance. Les quotas d’immigration reviendraient à maintenir un niveau d’immigration significatif en France, or c’est une très mauvaise idée. Il faut que le principe soit l’absence totale de nouvelle immigration et qu’il y ait, de manière très limitée, au cas par cas, pour certaines filières professionnelles, une immigration ».

Immigration choisie pour le Canada et la Nouvelle-Zélande

D’autres pays, au contraire, soutiennent l’idée que ces quotas sont la solution pour établir une immigration choisie. Au Canada, le gouvernement fixe chaque année un nombre de titres de séjour accordés au titre de l’immigration économique, du regroupement familial ou pour des motifs humanitaires. En Nouvelle-Zélande, c’est un système de points selon son âge, ses diplômes, son expérience professionnelle. Aux Etats-Unis, c’est la grande loterie de la carte verte.

En France, une loi de 1933 instaurait déjà des quotas d’ouvriers étrangers dans les entreprises. Les autres lois qui se sont succédé ont restreint les droits plutôt qu’ouvert l’accueil.

En octobre dernier, un manifeste pour l’accueil des migrants a été lancé par Mediapart et les revues Politis et Regard. 150 personnalités de gauche l’ont signé. Mais pas Jean-Luc Mélenchon, ni Adrien Quatennens.

Les signataires de ce manifeste reprochent d’ailleurs à la France insoumise de rester trop en retrait, d’éviter le combat et de minimiser le sujet de l’immigration pour ne pas perdre les classes populaires qui s’opposent à la venue des migrants.

Sources : rmc.bfmtv.com

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