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Méditerranée : un mort et plusieurs disparus dans un naufrage au large de Lampedusa

Les gardes-côtes italiens ont secouru dans la nuit de dimanche à lundi 87 migrants, et récupéré le corps d’une femme noyée après le naufrage de leur embarcation en Méditerranée centrale. Selon les survivants, au moins cinq personnes sont portées disparues.

Partie de La Louza, à environ 80 km de Sfax dans le centre-est de la Tunisie, une embarcation en métal d’environ 12 mètres a fait naufrage dans la nuit de dimanche 29 à lundi 30 juin, à environ 70 km de l’île italienne de Lampedusa.

Vers 2h du matin, le MRCC (centre de coordination des sauvetages) de Rome a reçu une alerte d’un bateau de pêche tunisien signalant un canot de migrants en détresse en Méditerranée centrale.

Les pêcheurs ont récupéré les 87 exilés, tous originaires d’Afrique subsaharienne, avant de les transborder sur un navire des gardes-côtes italiens arrivé sur zone.

Les autorités italiennes ont également retrouvé le corps d’une femme d’une trentaine d’années. Selon les naufragés, au moins cinq personnes ont disparu lors de l’accident, indique la presse italienne.

La dépouille a été déposée à la morgue de Lampedusa et les 87 rescapés, dont 23 femmes et 10 mineurs, ont été envoyés au centre d’accueil de l’île géré par la Croix-Rouge, où se trouvent déjà 70 autres personnes secourues ces derniers jours.

Près de 30 000 arrivées en Italie

La Méditerranée centrale, l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde, est très utilisée par les migrants cherchant à entrer dans l’Union européenne (UE) pour fuir des conflits ou la pauvreté au départ de la Tunisie de la Libye.

Depuis le début de l’année, 29 903 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes, dont 5 328 mineurs non accompagnés, selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur publiés le 30 juin.

Un chiffre en hausse par rapport à la même période l’an dernier, mais deux fois plus faible qu’en 2023, où les arrivées par voie maritime avaient dépassé les 60 000 personnes au cours des six premiers mois.

En 2024, l’Organisation internationale des migrations (OIM) avait recensé 2 452 personnes mortes en Méditerranée en essayant d’atteindre l’Europe, et enregistrait la même année le bilan le plus meurtrier de décès sur les routes migratoires au niveau global.

Arrivée au pouvoir en 2022, Giorgia Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d’Italia (FDI) avait fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses principales promesses de campagne, alors que l’Italie est de longue date en première ligne face au phénomène des migrants qui traversent la Méditerranée.

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Elle s’était engagée à mettre fin aux débarquements de migrants et à accélérer les rapatriements. Pour ce faire, son gouvernement s’est notamment employé à entraver l’action des ONG portant secours aux migrants en mer, a promu la signature au niveau de l’UE d’accords avec les pays de départ, notamment la Tunisie.

Ce partenariat controversé prévoit une aide budgétaire de 150 millions d’euros et l’octroi de 105 millions d’euros pour aider le pays à lutter contre l’immigration irrégulière. Ces financements ont débouché sur une hausse des interceptions de canots de migrants en 2024 et une nette réduction des arrivées en Italie (-80 % sur un an l’année dernière par rapport à 2023).

Sources: infomigrants

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