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Au moins 60 corps de migrants retrouvés en deux semaines sur des plages libyennes

Soixante-et-un corps de migrants ont été retrouvés ces derniers jours sur la côte ouest de la Libye, entre Zouara et Tripoli. Il n’est pas rare que la mer rejette les corps de migrants morts noyés en tentant la traversée de la Méditerranée pour rejoindre l’Europe.

Au moins 61 corps de migrants ont été retrouvés au cours des deux dernières semaines sur la côte ouest de la capitale libyenne Tripoli, a indiqué samedi 11 octobre un centre médical libyen – dépendant du ministère de la Santé – dans un communiqué.

Ce centre de médecine d’urgence et de soutien a déclaré que les corps avaient été récupérés dans une zone allant de Ras Jdir, à la frontière tunisienne, jusqu’à Zouara.

« La semaine dernière, les restes de trois corps ont été retrouvés à Mellitah [à l’est de Zouara] et de 12 corps à Zouara, tous appartenant à des migrants irréguliers », a indiqué le centre.

Les jours précédents, 46 autres cadavres avaient également été découverts. « Huit corps avaient déjà été retrouvés la semaine d’avant […] 26 avant eux [ont été récupérés] à Zouara, Abu Kamash et Melittah, en plus de 5 corps transportés de Tripoli pour être enterrés à Zouara, et 7 corps [transportés] de Zouara à Tripoli après avoir été identifiés et remis à leurs familles », détaille le centre de santé dans son communiqué publié sur Facebook.

Des photos de médecins ont été publiées sur cette même page Facebook, les montrant en train de récupérer les corps sur les plages et de les placer dans des sacs mortuaires en plastique blanc.

Ce n’est pas la première fois que des corps de naufragés s’échouent sur différentes plages nord-africaines. En avril 2023, une dizaine de dépouilles avaient été récupérées à Garabulli, à l’est de Tripoli. Le même mois, des cadavres avaient aussi été repérés sur des plage de Tunisie.

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Les drames continuent au large de la Libye. Mi-septembre, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait déclaré qu’au moins 50 personnes étaient mortes après qu’un navire transportant 75 exilés soudanais a pris feu au large des côtes libyennes.

Cet été, une fillette de six ans est décédée au sein d’une unité de soins intensifs à Lampedusa. La petite fille d’origine guinéenne avait débarqué sur l’île italienne deux semaines plus tôt avec sa mère, dans la nuit du 7 au 8 août. Parties des côtes africaines dans une embarcation fragile, toutes deux avaient dérivé pendant cinq jours sans nourriture et en manquant d’eau.

Malgré la forte mortalité liée aux traversées, les départs ne cessent pas. Le 10 octobre 2025, le navire humanitaire Humanity 1 a secouru 40 personnes qui tentaient la traversée vers Lampedusa. « Leur canot pneumatique, en détresse, surchargé et hors d’état de naviguer, était en train de couler », peut-on lire sur X.

1 300 morts depuis le début de l’année

Face au renforcement des frontières au large des côtes ouest-libyennes, une nouvelle route migratoire, à l’est du pays, est désormais privilégiée par les passeurs : celle reliant Tobrouk à la Grèce. Mais là encore, les traversées restent très dangereuses : plus d’une centaine de migrants soudanais ont péri après deux naufrages le 13 et 14 septembre 2025 au large de Tobrouk.

Selon les chiffres de l’OIM, 1 300 personnes ont péri sur l’ensemble de la Méditerranée (dont 880 en Méditerranée centrale et 208 en Méditerranée orientale) depuis le début de l’année. Parmi eux, 73 enfants.

La Libye est devenue un pays de transit pour les migrants fuyant les conflits et la pauvreté vers l’Europe depuis la chute en 2011 du dictateur Mouammar Kadhafi. Selon les données de l’OIM, un total de 895 000 migrants de 45 nationalités se trouvent actuellement dans le pays.

Sources: infomigrants

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