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France : les demandes d’asile ont baissé en 2025, le taux de protection augmente

Selon les derniers chiffres de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) publiés mercredi, 145 200 demandes de protection internationale ont été enregistrées en 2025, soit 5 % de moins qu’en 2024. L’Afghanistan est le premier pays de demandes (13 800 dossiers) suivi par la République démocratique du Congo (13 200 dossiers). Les taux d’accord augmentent, ce qui s’explique par la place prépondérante des protections accordées aux ressortissants ukrainiens, afghans et haïtiens, notamment.

Au 31 décembre 2025, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a enregistré 145 210 demandes de protection internationale. C’est 5,5 % de moins qu’en 2024 (avec 153 700 dossiers).

En 2025, quatre pays ont dépassé la barre des 12 000 dossiers déposés : l’Afghanistan (13 800 demandes d’asile), la République démocratique du Congo (13 200), Haïti (12 600) et l’Ukraine (12 300). « Ces quatre pays représentent à eux seuls plus d’une demande sur trois », note l’Ofpra.

Deux autres pays africains se hissent dans le haut du classement : la Guinée, qui représente 5,9 % des dossiers d’asile (soit 8 640 demandes) et la Côte d’Ivoire (5,2 %, soit 7 530 demandes).

Ces chiffres sont publiés au lendemain de ceux diffusés par le ministère de l’Intérieur. Selon la Direction générale des étrangers de France (DGEF), qui comptabilise elle aussi les chiffres de l’asile en s’appuyant sur les dossiers déposés en préfectures (GUDA), « il s’agit de la deuxième année consécutive de baisse observée depuis la crise du Covid en 2020 ».

A contrario, en 2025, les demandes de réexamen poursuivent leur forte progression, confirmant la tendance observée depuis 2021. « Le nombre de réexamens a augmenté de 43 % », écrit l’Ofpra dans son communiqué.

« En 2025, un demandeur d’asile sur deux voit sa demande aboutir favorablement »

En ce qui concerne le taux d’accord, il est en augmentation. Le taux de protection de l’Office, – avant recours éventuel devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) – s’établit à 41,2 % en 2025, « soit 2,4 points de plus qu’en 2024 », note l’Ofpra. « Cette tendance s’explique par la place prépondérante des protections accordées aux ressortissants ukrainiens, afghans et haïtiens ».

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Selon la DGEF, au total, en 2025, le nombre de décisions positives (Ofpra + CNDA) s’établit à 78 782, soit une hausse de 12,1 % par rapport à 2024.

« En 2025, un demandeur d’asile sur deux voit sa demande aboutir favorablement », écrit la DGEF.

Plusieurs nationalités se distinguent par des taux de protection élevés, en lien avec des situations de conflit ou d’instabilité durable : c’est notamment le cas des ressortissants du Soudan du Sud (90,9 %), de la République centrafricaine (79,1 %), du Soudan (73,3 %), de la Somalie (71,9 %), du Burundi (78,5 %) ou encore de l’Érythrée (80,3 %).

Idem pour pour les ressortissants de Haïti (94 %), de Birmanie (92,6 %), de Chine (92,7 %), d’Ukraine (91,5 %), de Syrie (91,8 %), d’Iran (81,9 %), du Yémen (79,4 %) et d’Afghanistan (78,8 %).

À l’inverse, les taux de protection sont sensiblement plus faibles pour d’autres nationalités africaines, comme celles de l’Angola (20,3 %), de l’Afrique du Sud (21,9 %), ou encore pour les Bangladais (23,7 %), les Indiens (14,7 %) ou les Népalais (14,0 %).

Sources: Infomigrants

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