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Au Royaume-Uni, nouvelle chute de l’immigration nette en 2025

 

L’immigration nette au Royaume-Uni a chuté de près de moitié en 2025, à 171 000 personnes, soit le niveau le plus bas depuis 2021. La baisse des visas de travail en est « la principale cause », selon l’Office national des statistiques (ONS). Keir Starmer s’est félicité de ces résultats. « J’ai promis de rétablir le contrôle de nos frontières. Mon gouvernement tient ses engagements », a -t-il écrit sur X.

Le solde migratoire à long terme vers le Royaume-Uni a presque diminué de moitié en 2025. Il est retombé à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis la mise en place de mesures gouvernementales plus ‌strictes adoptées ces dernières années ayant limité les arrivées.

L’immigration nette – la différence entre les personnes entrant dans le pays et celles qui le quittent – est passée de 331 000 personnes en 2024 à 171 000 personnes, a annoncé l’Office national des statistiques (ONS), prolongeant ainsi une forte baisse par ‌rapport au pic record de 944 000 atteint en 2023.

L’immigration – tant légale qu’illégale – domine le débat politique en Grande-Bretagne depuis plus ⁠d’une décennie, les gouvernements successifs ayant imposé des règles plus strictes en matière d’asile, de visas et des seuils de salaire plus élevés.

« Mon gouvernement tient ses engagements »

Le Premier ministre travailliste Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024 avec la promesse de réduire l’immigration régulière et irrégulière, n’a pas tardé à se réjouir. « L’immigration nette a baissé de 82 % en trois ans […] J’ai promis de rétablir le contrôle de nos frontières. Mon gouvernement tient ses engagements », a écrit sur X le dirigeant, qui est en sursis après la défaite massive du Labour à des élections locales le 7 mai.

La ministre ‌de l’Intérieur, Shabana Mahmood, s’est elle aussi félicitée des progrès réalisés grâce à des politiques plus strictes. « Nous accueillerons toujours ceux qui contribuent à ce pays et souhaitent y construire une vie meilleure. Mais nous devons rétablir l’ordre et le contrôle à nos frontières », a-t-elle déclaré, ajoutant que la ‌nouvelle politique d’immigration du gouvernement fondée sur les compétences récompenserait la contribution et mettrait fin à la dépendance vis-à-vis des « travailleurs étrangers bon marché ».

Reste que les employeurs et les économistes ont fait part de leurs inquiétudes concernant les pénuries ​de main-d’œuvre, en particulier dans des secteurs tels que les soins et l’hôtellerie. « Les entreprises craignent de plus en plus que des politiques [actuelles] ne dissuadent les talents internationaux, les diplômés et les investisseurs dont l’économie britannique a désespérément besoin », a déclaré Lyudmyla Davies, avocate spécialisée en droit ​de l’immigration.

Baisse des visas travail

La baisse des visas de travail est « la principale cause » de la chute de l’immigration nette, selon l’ONS. « Le nombre de ressortissants de pays hors UE arrivant pour des raisons professionnelles a chuté de 47 % en 2025 », a indiqué l’Office.

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En cause : les mesures restrictives introduites début 2024 par le précédent gouvernement conservateur, qui a interdit aux soignants et aux étudiants étrangers de faire venir avec eux des membres de leur famille à leur charge, et a augmenté le niveau de salaire requis pour les travailleurs étrangers qualifiés.

Puis, le gouvernement actuel a décidé l’année dernière de mettre fin au ⁠recrutement à l’étranger de personnel soignant, principal moteur de la migration de main-d’œuvre ces dernières années, et a encore relevé le seuil salarial pour l’obtention de visas de travailleurs qualifiés.

De plus, le gouvernement de Starmer a annoncé des réformes plus ​radicales, notamment des plans visant à accélérer les expulsions des personnes arrivant illégalement et à doubler la période d’attente pour les étrangers souhaitant obtenir le statut de résident permanent, la portant à 10 ans. Enfin, le gouvernement travailliste a annoncé en mars que le statut de réfugié au Royaume-Uni serait accordé pour une durée de 30 mois renouvelable, au lieu de cinq ans, pour tous les nouveaux demandeurs.

Le nombre de demandes d’asile a lui légèrement augmenté, atteignant 88 000 en 2025, soit un millier de plus que l’année précédente, précise aussi l’ONS.

Ce chiffre inclut « les personnes ayant demandé l’asile après être arrivées par des voies régulières ou par des voies d’entrée illégales », notamment à bord d’embarcations de fortune traversant la Manche, a indiqué l’ONS.

Depuis le début de l’année, plus de 7 000 migrants ont atteint le sol britannique illégalement, selon les chiffres du Home office.

Sources: Infomigrants

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