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Près de 170 migrants ont été secourus en mer Méditerranée

Près de 170 personnes ont été secourues lundi 23 février par les ONG Sea-Watch et SOS Méditerranée suite à plusieurs opérations de sauvetage. Elles ont été assistées par l’avion de reconnaissance Albatross.

La première opération de secours a été menée par l’Ocean Viking durant la nuit du dimanche au lundi 23 février, en Méditerranée centrale. C’est l’organisation Alarm Phone qui a communiqué les coordonnées GPS d’une embarcation de migrants en détresse au navire de l’ONG française SOS Méditerranée.

Ainsi, 97 personnes, dont 14 mineures, ont pu être secourues. « Beaucoup étaient déshydratées et deux d’entre elles ont nécessité une intervention médicale », a précisé SOS Méditerranée. Les exilés se trouvaient à bord d’une embarcation en bois et avait quitté la côte libyenne, depuis la ville de Zouara, deux jours plus tôt.

La seconde opération de l’Ocean Viking a eu lieu quelques heures plus tard, alors que le navire faisait route vers Livourne, le port sûr désigné par les autorités italiennes, situé à plus de trois jours de navigation. Cette fois-ci, c’est l’avion de reconnaissance Albatross qui a sonné l’alerte après avoir repéré une embarcation en détresse dans la zone SAR [search and rescue] maltaise. Cinquante personnes ont pu être secourues lors de cette opération, portant à 147 le nombre de migrants sur le pont de l’Ocean Viking.

L’Albatross a ensuite repéré une seconde embarcation. C’est le voilier Aurora, de l’ONG Sea-Watch qui a répondu à cet appel, secourant ainsi 22 personnes, « dont une dans un état critique nécessitant une évacuation médicale », a précisé l’ONG.

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Menée avec Humanitarian Pilots Initiative (HPI) depuis décembre 2025, la mission de surveillance aérienne Albatross permet de repérer plus facilement les embarcations en détresse et d’alerter rapidement les autorités, les navires civils de sauvetage et les garde-côtes.

Année meurtrière

La Méditerranée centrale reste la route migratoire la plus meurtrière au monde. Depuis 2014, date des premiers recensements de l’agence onusienne, plus de 34 000 exilés ont péri dans cette zone maritime.

Et depuis le début de l’année, au moins 606 migrants sont morts en Méditerranée alors qu’ils cherchaient à rejoindre les côtes européennes, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM). Ce chiffre n’avait jamais été atteint aussi tôt dans l’année depuis 2014.

En 2025 à la même période, l’OIM avait comptabilisé 247 décès dans cette zone maritime, et 266 en 2024. Même à la même période de 2016, année la plus mortelle en Méditerranée (avec plus de 5 000 morts sur l’ensemble de l’année), l’organisation avait recensé 418 migrants morts.

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Selon des ONG, le bilan depuis le début de l’année pourrait même atteindre le nombre de 1 000 exilés disparus, notamment à cause de la tempête Harry. L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans évoque que cela pourrait être « la plus grande tragédie de ces dernières années le long des routes de la Méditerranée centrale ».

Sources: Infomigrants

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