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La Suède et la Syrie vont coopérer pour augmenter les expulsions de condamnés syriens

Stockholm et Damas vont coopérer en vue d’augmenter le nombre d’expulsions de Syriens condamnés pour des crimes commis en Suède, condition posée par le pays nordique pour continuer à verser une partie de son aide à la Syrie, a annoncé, jeudi 27 novembre, le ministre suédois des Migrations.

Afin d’accélérer les expulsions de Syriens condamnés pour des crimes commis en Suède, Stockholm et Damas vont coopérer étroitement. Il s’agit « des personnes de nationalité syrienne qui se trouvent en Suède, qui y ont commis des infractions et qui doivent être expulsées, mais dont l’expulsion a parfois été très difficile à exécuter pour diverses raisons », a expliqué le ministre suédois des Migrations Johan Forssell à la radio publique SR.

Johan Forssell et le ministre de la Coopération internationale Benjamin Dousa se sont rendus cette semaine en Syrie pour y rencontrer le président Ahmad al-Charaa. Il s’agissait de la première visite de ministres suédois dans ce pays depuis 2011.

« Nous avons convenu de coopérer sur ce qui constitue l’une des nombreuses priorités importantes de la Suède », a poursuivi le ministre. « La grande majorité des personnes arrivées en Suède sont des gens honnêtes et respectueux des règles, mais il y en a aussi qui ont commis des infractions. » Il faut que « nous puissions tout simplement expulser ces personnes, elles n’ont pas leur place en Suède », a-t-il insisté.

Après la grande vague migratoire de 2015, au cours de laquelle de nombreux Syriens fuyant la guerre ont obtenu l’asile en Suède, les gouvernements successifs de gauche et de droite ont durci les règles en matière d’asile.

Des expulsions en contrepartie d’aides au développement

Johan Forssell a par ailleurs rappelé le nouveau principe régissant l’aide au développement de la Suède : celle-ci vise désormais, en partie, à réduire l’immigration et à accélérer les expulsions, deux priorités pour le gouvernement de droite, allié à l’extrême droite. « Nous avons des intérêts suédois en jeu […] lorsque nous apportons une aide au développement, nous attendons en retour que ces pays coopèrent avec nous et reprennent leurs propres ressortissants, en particulier lorsqu’ils ont commis des infractions en Suède. Sans cela, il n’y aura pas d’aide au développement », a souligné le ministre.

La question des retours de manière plus générale a également été abordée avec Ahmed al-Charaa. Les Syriens qui souhaitent regagner leur pays ont droit à une aide financière pour le voyage et pour d’autres frais logistiques. Entre 2014 et 2018, la Syrie était le premier pays d’origine parmi les personnes immigrées en Suède, selon le bureau des statistiques SCB.

Sources: infomigrants

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