Mer Égée : un garçon porté disparu après le sauvetage de 52 migrants

Des opérations de recherches ont été lancées, jeudi, au large des côtes grecques, pour tenter de retrouver un garçon porté disparu depuis le sauvetage en mer Égée de 52 personnes migrantes.
Un garçon est porté disparu en mer Égée et les gardes-côtes grecs sont en cours de recherche pour tenter de le retrouver. Deux navires et un hélicoptère de l’armée de l’air ont été déployés, selon l’agence de presse grecque ANA. Les opérations ont été lancées dès jeudi 25 décembre. Ce jour-là, 52 exilés ont été secourus lors de deux opérations distinctes.
Treize migrants ont d’abord été découverts sur l’île grecque de Farmakonisi, située face aux côtes turques. Une petite île inhabitée au-dessus de laquelle l’hélicoptère a concentré dans la foulée ses recherches du mineur signalé disparu, selon l’ANA.
Dans la même journée, 39 migrants, cette fois toujours en mer à bord de leur embarcation pneumatique, ont été secourus au sud de la Crète. Ils ont été transportés vers le port de Kaloi Limenes, sur la côte sud de l’île. Aucune précision sur les nationalités au sein des deux groupes secourus n’ont été fournies, pour le moment, par les autorités grecques.

Le 6 décembre, 17 personnes avaient été retrouvées mortes au large de la Crète après le naufrage de leur embarcation. Seuls « deux survivants dans un état critique ont été hospitalisés », avait indiqué la porte-parole des gardes-côtes grecs. Quinze autres personnes avaient alors été portées disparues. En majorité des Égyptiens et des Soudanais, partis de Libye quelques jours plus tôt.
« L’embarcation à bord de laquelle les migrants se trouvaient était dégonflée des deux côtés, ce qui avait contraint les passagers à s’entasser dans un espace réduit », avait décrit le maire d’Ierapetra, une localité du sud-est de la Crète, au média local Nea Kriti. Il a également précisé que toutes les victimes étaient jeunes.
Crète, Gavdos : trois fois plus d’arrivées en 2025
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, plus de 16 770 personnes en quête d’asile dans l’Union européenne sont arrivées en Crète depuis le début de l’année. Un chiffre bien supérieur à celui enregistré sur les autres îles de la mer Égée comme Samos et Lesbos. En 2025, la Crète a ainsi connu trois fois plus d’arrivées de migrants qu’en 2024.
En incluant l’île voisine de Gavdos, pas moins de 18 000 migrants ont débarqué sur l’une de ces deux îles au cours de l’année, contre un peu plus de 5 000 en 2024. Soit une hausse de plus de 200 %. Cette augmentation s’explique par la hausse de la fréquentation de la route maritime de Tobrouk, qui part de l’Est de la Libye vers Gavdos et la Crète

Or, ces deux îles ne disposent pas de structures d’accueil adéquates. Généralement, les migrants sont logés dans le parc d’exposition d’Agia, à La Canée, sur l’île crétoise, avant leur transfert sur le continent. Mais les conditions de vie y sont critiquées.
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Les autorités grecques répondent à cette situation par des tentatives d’empêcher les départs. En juillet, Athènes a annoncé le déploiement de trois navires de guerre au large des eaux libyennes. Le gouvernement grec a aussi fait part de sa volonté de signer un accord avec Tripoli, sur le même modèle que celui conclu en 2017 par l’Italie, confiant aux autorités libyennes la charge d’intercepter les exilés en mer.
Ce partenariat a commencé à se mettre en place cet été avec les premières formations délivrées à des gardes-côtes libyens sur l’île de Crète. Athènes traite à la fois avec le gouvernement basé à Tripoli reconnu par l’ONU, et avec l’administration dissidente établie à Benghazi, dans l’est de la Libye, dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. De ce fait, des agents de l’est de la Libye ont pu aussi participer aux formations, selon Reuters.
Sources: Infomigrants




