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Belgique et Royaume-Uni veulent agir contre les traversées de la Manche depuis les côtes belges

En déplacement sur le littoral, les ministres belge et britannique ont plaidé pour une intervention « rapide » afin de lutter contre l’augmentation des traversées de la Manche depuis les côtes belges.

Face aux cinquante kilomètres de mer qui séparent la ville d’Adinkerke, en Belgique, des côtes anglaises, le ministre belge de l’Intérieur, Bernard Quintin, a affirmé jeudi 12 mars vouloir « renforcer » la collaboration avec le Royaume-Uni pour lutter contre l’immigration irrégulière et les traversées de la Manche au départ du plat pays, selon l’agence Belga.

« Nous avons déjà une bonne coopération avec nos collègues britanniques, mais nous souhaitons renforcer davantage notre échange d’informations. Depuis le Brexit, cet échange est devenu plus difficile. Nous avons besoin d’un cadre juridique approprié pour garantir un partage fluide des informations », a-t-il déclaré.

Un intervention « rapide » est crucial, a-t-il plaidé. « De cette manière, nous pouvons empêcher que la situation ne s’aggrave ».

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À ses côtés, le ministre britannique à la Sécurité des frontières et à l’Asile, Alex Norris, acquiesce. En visite en Belgique, il cherche à mettre fin aux tentatives de traversée de la Manche à bord de petites embarcations qui, selon les autorités, ont augmenté ces derniers mois.

Hausse des interpellations

« La situation est explosive, comme nous l’avions prédit”, juge même le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, devant la presse belge. Et d’ajouter qu’en moins de trois mois : « Nous avons déjà atteint la moitié du total des interpellations de l’année dernière ».

En 2025, la zone de police Westkust (qui regroupe les communes de La Panne, Coxyde et Nieuport) interpellait en moyenne deux passeurs par mois. Mais rien que la semaine dernière, ce nombre a bondi à 25.

Et au total, 74 migrants ont été arrêtés dans cette même zone en deux mois alors que sur les 12 de l’année dernière, ce sont 178 exilés dans toute la Flandre occidentale qui ont été interpellés. Un chiffre qui inquiète les autorités mais qui reste toutefois historiquement bas puisqu’en 2021, 4 100 migrants avaient été interceptés sur les côtes belges.

« Les passeurs s’adaptent aux mesures prises »

Depuis des années, la Belgique est utilisée par les trafiquants comme un lieu de stockage des embarcations de migrants avant leur mise à l’eau en France. Le pays n’était pas, jusque-là, considéré comme une terre de départ vers l’Angleterre, en raison des forts courants au large et d’une distance plus longue pour rejoindre les rives britanniques.

Face à ce changement de situation, le gouvernement britannique a alloué 1,3 million de livres (près d’1,5 millions d’euros) aux autorités belges pour tenter d’enrayer les traversées.

De son côté, Bruxelles a déjà entrepris des mesures pour empêcher les départs de canots : des obstacles, comme des blocs de béton armé, ont été installés sur la côte pour rendre difficile l’accès aux dunes et aux plages aux véhicules avec remorques transportant des « small boats ».

« Le fédéral nous a envoyé des renforts et cela porte ses fruits. Nous pouvons nous réjouir de continuer à intercepter les passeurs. Le port de Nieuport, en particulier, fait désormais l’objet d’une surveillance accrue. La question est de savoir combien de temps cela pourra durer », poursuit le gouverneur.

Mais selon lui, « les passeurs s’adaptent aux mesures prises par les services de police ». Ainsi, il plaide pour que l’État investisse dans davantage de « matériel innovant, tel que des caméras spéciales capables de détecter les embarcations »

Sources: Infomigrants

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