Grèce : les corps de deux migrants noyés ont été découverts sur une plage de Rhodes

Les corps de deux migrants ont été trouvés samedi sur une plage de l’île grecque de Rhodes, en mer Égée, ont indiqué les gardes-côtes grecs. Une cinquantaine d’exilés, partis de Turquie, ont également été découverts par la police grecque sur l’île.
Découverte macabre sur l’île de Rhodes, en mer Égée. Les corps de deux migrants, un homme et une jeune fille, ont été trouvés, samedi 30 août, sur une plage de cette île toute proche de la Turquie, a appris l’Agence France Presse auprès des garde-côtes grecs.
Ils faisaient partie d’un groupe de 12 migrants, partis de Turquie à bord d’un canot pneumatique et que les passeurs ont abandonné en mer, non loin de la côte de l’île grecque, selon le site d’information Rodiaki.
Les deux corps ont été découverts sur la plage de Mavros Kavos. Les dix autres migrants ont réussi à gagner la terre ferme et trois ont été interpellés.
Par ailleurs, 38 autres migrants ont été découverts par la police dans la région de Gennadi, sur l’île de Rhodes. De son côté, la plateforme de détresse Alarm phone avait identifié le 30 août un groupe de 45 personnes qui avaient échoué dans le sud de Rhodes, près de Gennadi, après le naufrage de leur embarcation. Il pourrait s’agir du même groupe de personnes.
Plus de 1 000 migrants disparus en Méditerranée en 2025
Les naufrages sont fréquents lors de ces traversées périlleuses entre les côtes turques et les îles grecques voisines. Le 18 août dernier, au moins quatre personnes sont mortes suite au naufrage d’une embarcation pneumatique qui tentait de rallier la Grèce depuis la Turquie.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 1 000 migrants ont disparu ou ont été repêchés morts en Méditerranée en 2025.
Les nombreuses arrivées de migrants sur les îles grecques de la mer Égée s’accompagnent ces dernières semaines d’une hausse des refoulements – des pratiques illégales, souvent documentées par les garde-côtes turcs.
Le 29 juillet, 34 migrants ont ainsi été interceptés via deux opérations de sauvetage distinctes, l’une au large des côtes du district de Kuşadası à Aydın, l’autre plus au sud, au large des côtes du district de Marmaris.
Bien que la pratique des refoulements soit illégale, la Grèce en a fait une « norme », comme l’a constaté MSF. L’agence européenne de surveillance des frontières Frontex avait même ouvert une enquête sur le sujet en avril dernier.
Sources: infomigrants




