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Dans l’ouest de la Libye, sept corps de migrants, dont ceux de trois enfants, retrouvés sur une plage

Le Croissant rouge libyen a indiqué dimanche avoir retrouvé les corps de sept migrants, dont trois enfants, sur une plage à l’est de Tripoli. Ces derniers jours, plusieurs corps sans vie ont également été découverts en mer par des ONG. Il pourrait s’agir de victimes des naufrages provoqués par la tempête Harry, qui a touché la Méditerranée en janvier.

Les corps de sept migrants ont été retrouvés sur une plage de Qasr Al-Akhyar, à quelque 70 km à l’est de Tripoli, a indiqué à l’AFP le Croissant rouge libyen dimanche 22 février.

Dans un communiqué, l’organisation a précisé que ses bénévoles avaient retrouvé les corps sur la plage. Elle n’a pas donné de détails sur les circonstances de leur noyade et n’avait pas signalé, ces derniers jours, un quelconque naufrage dans la zone.

De nombreuses embarcations partent en mer Méditerranée en passant sous les radars des autorités libyennes. Quand elles sombrent en mer, elles ne sont donc pas répertoriées.

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Mais, ces derniers jours, des ONG et des médias ont indiqué avoir retrouvé dans l’eau des corps sans vie de migrants. Pour SOS Méditerranée France, ces dépouilles pourraient être « celles de personnes disparues lorsque la tempête Harry a frappé la région en janvier ».

L’ONG italienne Mediterranea Saving Humans (MSH) et Refugees in Libya (qui documente la vie des migrants en Libye mais aussi en Tunisie) estiment qu’un millier de migrants sont morts lors du passage de la violente tempête Harry, qui a balayé le bassin méditerranéen et les côtes italiennes du 19 au 21 janvier.

Harry a généré des vagues allant jusqu’à 16 mètres de haut et des rafales de vent atteignant plus de 54 nœuds, dévastant plusieurs zones côtières de Sicile, de Sardaigne et de Calabre. Dans ce contexte, les canots précaires et surchargés des migrants n’avaient quasiment aucune chance de survie.

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Dans un premier temps, les gardes-côtes italiens avaient avancé le nombre de 380 personnes disparues, à bord de huit embarcations parties de Sfax, ville du centre-est de la Tunisie connue pour être un lieu de départ. Mais au fil des jours, de nouvelles informations ont dessiné « les contours de la plus grande tragédie de ces dernières années le long des routes de la Méditerranée centrale », avait indiqué Laura Marmorale, présidente de MSH dans un communiqué publié lundi 2 février.

Plus de 480 migrants morts ou disparus en 2026

Située à environ 300 km des côtes italiennes, la Libye est l’un des principaux points de départ en Afrique du nord pour les migrants, en majorité provenant d’Afrique subsaharienne mais aussi d’Asie et du Moyen-Orient, qui tentent la traversée de la Méditerranée au péril de leur vie.

Plus de 2 100 migrants en situation irrégulière sont morts ou ont disparu en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe en 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies. Cette même année, plus de 26 000 migrants ont été interceptés en mer et ramenés de force en Libye pour y être détenus.

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Début février 2026, 53 personnes sont mortes dans le naufrage d’un canot pneumatique au large de Zouara. L’embarcation transportait 55 personnes et était partie de la ville de Zaouïa, le 5 février. Ce nouveau naufrage porte à au moins 484 le nombre de migrants signalés morts ou disparus sur la route migratoire de la Méditerranée centrale en 2026, selon l’OIM.

Pour mieux intercepter les embarcations de migrants qui quittent les côtes libyennes, l’Union européenne (UE) va financer l’ouverture d’un centre de coordination de sauvetage maritime (MRCC) à Benghazi, dans l’est de la Libye. Sur le même modèle que l’accord signé avec Tripoli, les autorités de l’est libyen seront chargées d’intercepter les migrants en Méditerranée avant qu’ils n’atteignent les rives européennes. Et ce, alors que ce gouvernement n’est pas reconnu par l’UE. Mais « comme nous l’avons maintes fois affirmé, la Commission européenne est déterminée à travailler et à coopérer avec tous les acteurs clés en Libye pour relever les défis communs, notamment la gestion des migrations », avait déclaré fin janvier à InfoMigrants un porte-parole de la Commission européenne.

Sources: Infomigrants

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