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Guinée : 113 migrants rapatriés du Maroc, près de 250 attendent leur « retour volontaire »

Quelque 113 Guinéens ont bénéficié d’un « retour volontaire » dimanche au départ du Maroc. Il s’agit du premier vol d’une série car environ 250 migrants, tous secourus en mer, attendent encore d’être rapatriés en Guinée.

Ce dimanche 26 avril, un groupe de 113 Guinéens – dont 29 femmes et 14 enfants – a foulé le sol de l’aéroport de Conakry après un « retour volontaire » organisé par la Guinée en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ils ont été accueillis par le ministre des Affaires étrangères du pays, Morisanda Kouyaté.

Il s’agit là d’un premier vol car de nouveaux rapatriements sont prévus dans les prochains jours. Près de 250 migrants guinéens attendent un retour volontaire depuis le Maroc suite à plusieurs opérations de sauvetage ces dernières semaines.

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Tout d’abord, à Dakhla, au Sahara occidental, un groupe de 120 personnes a été secouru. Ensuite, une opération menée dans le nord du Maroc a permis d’intercepter 240 autres Guinéens sur la route vers l’Europe.

4 372 « retours volontaires » depuis le Maroc en 2025

Ces opérations s’inscrivent dans la droite ligne de la politique marocaine ces dernières années. Selon un bilan publié par le Maroc début avril, au cours de l’an dernier, 73 640 tentatives d’immigration vers l’Union européenne (UE) ont été déjouées par les forces marocaines. Et concernant les opérations en mer, 13 595 migrants ont été secourus, ou interceptés, en 2025 – contre 18 645 en 2024 -, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

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Par ailleurs, 4 372 migrants en situation irrégulière ont bénéficié de programmes de « retour volontaire » vers leur pays d’origine au cours de l’année dernière. Ces « retours volontaires » illustrent « l’approche humaniste de la gestion migratoire » du Maroc, qui « concilie fermeté et responsabilité », déclare un haut responsable de la direction en charge de la migration et de la surveillance des frontières à l’agence de presse Reuters.

Mais, « il n’y a rien de moins volontaire, que les ‘retours volontaires' », avait alerté l’an dernier Jean-Pierre Cassarino, enseignant chercheur au Collège d’Europe en Pologne, évoquant des migrants « acculés » et des « expulsions » qui ne disent pas leur nom. Ces « retours volontaires » s’inscrivent alors dans un « processus de vulnérabilité accrue », avait aussi expliqué Ahlam Chemlali, chercheuse en migration à l’Institut danois pour les études internationales (DIIS), interrogée par l’AFP.

Conditions de vie difficiles dans les pays de transit

Sur le tarmac, le chef de la diplomatie guinéenne, accueillant les migrants rapatriés, a soutenu que « la Guinée saura toujours se souvenir de cette action qui vient compléter d’autres menées par le Maroc ». Il a aussi salué les relations entre les deux pays : « Le Maroc et la Guinée entretiennent des relations solides, profondes et historiques qu’ils ne cessent de consolider en permanence ».

Et le Maroc n’est pas le seul pays d’où des retours volontaires de Guinéens sont menés. Par exemple le 17 avril, 122 personnes ont été rapatriés de Mauritanie. Parmi eux figuraient 33 femmes et 65 enfants.

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De nombreux Guinéens en Tunisie font également appel à l’OIM pour rentrer dans leur pays, souvent pour fuir des conditions de vie difficiles dans les pays de transit. L’OIM a organisé le « retour volontaire » de 309 migrants, dont 164 guinéens, les 24 et 25 février dernier.  Et au total, plus de 1 182 migrants ont bénéficié d’un « retour volontaire » au départ de la Tunisie depuis le début de l’année.

Sources: Infomigrants

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