Uncategorized

Sénégal : plus de 400 migrants ont été secourus par la marine au large de Saint-Louis

Depuis le début du mois de mai, la Marine nationale sénégalaise a secouru plus de 700 migrants à bord de plusieurs embarcations au large des côtes du pays. Les pirogues tentaient de rejoindre l’archipel espagnol des Canaries.

Au moins 416 migrants, répartis dans deux pirogues, ont été secourus par la Marine nationale du Sénégal vendredi 22 mai au large de Saint-Louis, dans le nord du pays. Selon le communiqué des autorités, les migrants ont ensuite été débarqués à la Base navale Amiral Faye « et mis à la disposition de services compétents ».

Plus tôt dans le mois, le 17 mai, la marine a porté assistance à plus de 150 exilés, encore une fois près de Saint-Louis. Selon la presse sénégalaise, ces personnes naviguaient depuis six jours dans l’Atlantique après un départ depuis la Gambie.

Et le 5 mai, une pirogue transportant 153 migrants a été secouru au large de Dakar, selon la Marine nationale sénégalaise.

Longue route migratoire

L’objectif de tous ces migrants était de rejoindre l’Europe via les îles Canaries, situées à plus de 1 300 km de là. Et s’ils sont arrêtés au large du Sénégal, c’est parce qu’ils partent de toujours plus loin. Fuyant les contrôles renforcés au large des pays comme le Maroc ou la Mauritanie, ils sont nombreux à embarquer depuis les côtes gambiennes, comme ce fut le cas pour l’embarcation secourue le 17 mai qui comptait à son bord des ressortissants de plusieurs pays de la sous-région.

A lire aussi
Route des Canaries : plus de 150 migrants échouent à traverser l’Atlantique depuis la Gambie

« La Gambie est une zone de départ potentielle comme l’ensemble des pays côtiers de cet espace (Mauritanie, Sénégal, Guinée), sachant que les départs avaient déjà eu tendance à se déplacer – du Maroc vers la Mauritanie et vers le Sénégal. Depuis récemment, donc, on note une augmentation des départs de Gambie, mais aussi plus au Sud, de Guinée-Bissau et de Guinée », expliquait auprès d’InfoMigrants Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines, fin septembre 2025.

L’éloignement des zones de départ représente évidemment un risque accru pour les migrants. « Les voyages sur l’Atlantique sont déjà risqués. La distance est importante – il faut entre 4 et 7 jours de navigation si tout se passe bien [pour rejoindre l’archipel espagnol] -, ce qui accroît les risques de se perdre en mer, de chavirer ou de souffrir de la faim, de la soif ou de malaise, d’autant que le comportement des passeurs peut accroître le danger », ajoutait la spécialiste.

Baisse des arrivées

Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, 1 906 exilés sont morts ou portés disparus en 2025. Un nombre toutefois en forte baisse par rapport à l’an dernier. En 2024, Caminando Fronteras décomptait 9 757 décédés ou disparus sur cette route (soit la quasi-totalité des décès en mer vers l’Espagne cette année-là).

Sources: Infomigrants

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page