Uncategorized

Le Royaume-Uni a expulsé près de 60 000 personnes depuis l’arrivée au pouvoir du parti travailliste

Entre juillet 2024 et janvier 2026, un peu plus de 58 000 étrangers ont été expulsés du Royaume-Uni, certains par la force, d’autres via des « retours volontaires ». En pleine poussée de l’extrême droite dans le pays, le gouvernement travailliste a fait de l’immigration irrégulière son cheval de bataille depuis son arrivée au pouvoir.

Près de 60 000 personnes ont été expulsées ou ont quitté le Royaume-Uni en 19 mois, depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de Keir Starmer, à l’été 2024. C’est 30 % de plus que sur les 19 mois d’avant : en effet, de décembre 2022 à juin 2024, un peu plus de 44 600 étrangers avaient été expulsés.

Dans le détail, de juillet 2024 à janvier 2026, « plus de 15 200 migrants en situation irrégulière ont été expulsés de force […] soit une augmentation de 45 % par rapport aux 19 mois précédents. »

Les Albanais restent la nationalité la plus touchée par les retours forcés en 2025, « comme c’est le cas depuis quatre ans », précise le Home office.

Expulsions de « meurtriers et de violeurs »

Londres précise que ces renvois forcés concernent surtout des criminels. « Les expulsions de ressortissants étrangers délinquants, notamment des meurtriers et des violeurs, ont augmenté de 32 %, soit plus de 8 700 personnes expulsées depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement », détaillent les autorités britanniques. 

Et Londres de préciser : « Du 1er février 2025 au 31 janvier 2026, 70 vols charters ont été effectués pour des retours vers des pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe ». Les expulsions, qui concernent chaque mois des centaines d’étrangers, ont dépassé le millier en octobre et novembre 2025 : respectivement 1 019 et 1 043 personnes ont été éloignées de force par Londres – contre 2 271 et 2 225 « retours volontaires ».

Les autorités travaillistes luttent depuis leur arrivée au pouvoir contre les arrivées irrégulières. Pour décourager les candidats à la traversée de la Manche – et contrer la montée du parti anti-immigration de Niger Farage – le gouvernement britannique a considérablement durci sa politique migratoire.

Londres a ainsi réduit la protection accordée aux réfugiés, qui seront « forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès qu’il sera jugé sûr », avait déclaré la ministre de l’Intérieur Shabanah Mahmood cet hiver. Finis aussi l’accès automatique aux aides sociales pour les demandeurs d’asile ou l’accès automatique au regroupement familial.

Les étrangers devront aussi justifier de 20 ans de présence au Royaume-Uni – contre 5 actuellement – pour pouvoir rester indéfiniment au Royaume-Uni. Les réfugiés qui souhaitent devenir résidents permanents plus vite « devront travailler ou étudier », a précisé le Home office.

A lire aussi
Royaume-Uni : la RDC se dit prête à reprendre ses ressortissants en situation irrégulière

L’été dernier, de nombreuses manifestations anti-migrants avaient eu lieu devant des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile et une manifestation organisée par l’extrême droite à Londres mi-septembre a réuni jusqu’à 150 000 personnes, selon la police. Entre les milliers de drapeaux britanniques et anglais qui ont inondé le centre de la capitale, des dizaines de pancartes réclamaient « la fin des small boats » dans la Manche.

Dans ce contexte, le gouvernement travailliste avait promis de faire baisser le nombre de migrants qui traversent la Manche à bord d’embarcations de fortune. Sans succès pour l’instant. En 2025, 41 472 migrants sont arrivés sur les côtes britanniques à bord de petites embarcations en 2025. C’est le deuxième nombre le plus élevé après le record des 45 774 arrivées enregistrées en 2022. Les cinq nationalités les plus fréquentes sur ces canots sont : les Érythréens, les Afghans, les Iraniens, les Soudanais et les Somaliens.

Sources: Infomigrants

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page