Mer Méditerranée : deux jumelles guinéennes d’un an portées disparues lors d’une traversée vers l’Italie

Deux jumelles originaires de Guinée âgées d’un an sont portées disparues en mer Méditerranée, et un homme est mort alors que leur bateau, parti de Tunisie, a été pris dans la tempête Harry, qui a balayé avec une très grande violence les côtes du bassin méditerranéen. La soixantaine de survivants sont arrivés à Lampedusa « dans un état de grande détresse physique et psychologique », selon l’ONG Save the children.
Une soixantaine de personnes ont été secourues jeudi 22 janvier au large de l’île italienne de Lampedusa après une périlleuse traversée de la Méditerranée. Dans cette embarcation, « des sœurs jumelles âgées d’un an sont portées disparues [en mer] et un homme a perdu la vie », a indiqué vendredi sur le réseau social X l’association Save the Children. L’homme est décédé après avoir débarqué à Lampedusa. Les deux fillettes étaient d’origine guinéenne, selon la presse italienne.
Les survivants, dont 22 mineurs non accompagnés et deux enfants, « ont été confrontés à des conditions extrêmement difficiles, aggravées par le passage » de la tempête Harry, qui a balayé avec une très grande violence les côtes du bassin méditerranéen.
Les migrants ont raconté « être partis de la Tunisie, avoir affronté une mer démontée pendant au moins trois jours, et être arrivés dans un état de grande détresse physique et psychologique », a ajouté Save the Children. Toujours selon la presse italienne, l’embarcation était partie de Tunisie le 21 janvier.
Toujours selon les médias italiens, le nombre de victimes en Méditerranée durant le passage du cyclone Harry pourrait être bien plus élevé, ont indiqué les gardes-côtes italiens : au moins 380 personnes à bord de huit embarcations parties de Tunisie ces dix derniers jours ne sont jamais arrivées à destination.
33 000 morts et disparus depuis 2024
La Méditerranée centrale est la route maritime la plus dangereuse du monde pour les migrants qui espèrent atteindre les côtes européennes, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Fin décembre, au moins 116 migrants, entassés dans un canot, ont disparu en tentant d’atteindre les côtes européennes. Une seule personne avait été retrouvée sur un morceau d’embarcation en Méditerranée centrale.
Au début de ce même mois, cinq migrants ont été déclarés disparus dans ces eaux. Quarante-cinq exilés, du même canot, ont signalé leur disparition en mer lorsqu’ils ont été secourus par les autorités italiennes.
« Nous ne pouvons rester silencieux face aux pertes de vies humaines, notamment d’enfants, qui perdurent depuis des années », a déclaré vendredi Giorgia D’Errico, directrice des relations institutionnelles de l’ONG. « En l’absence de routes régulières et sûres, ceux qui recherchent un avenir possible en Europe en traversant la Méditerranée continuent à risquer leur vie lors de voyages dangereux et souvent mortels, comme le montrent les plus de 33 300 personnes décédées ou portées disparues en mer depuis 2024 », a souligné Save the Children.
L’association « réitère avec force son appel à l’ouverture de voies régulières et sûres vers l’Europe » et à la mise en place d’un « système de recherche et de secours coordonné et structuré en Méditerranée ».
Sources: Infomigrants




