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Un voilier transportant des migrants intercepté au large des côtes anglaises

Parti dimanche 20 juillet du Havre, en France, un voilier a été intercepté vendredi par la police britannique pour avoir transporté des migrants. Une enquête a été ouverte par la justice française qui soupçonne un réseau de passeurs internationaux vers le Royaume-Uni.

C’est à proximité des côtes anglaises, au large de l’île de Wight et de la ville de Portsmouth, que la police britannique a intercepté vendredi 25 juillet un voilier pour transport de migrants. Le navire avait pris la mer le dimanche précédent depuis la ville du Havre, en France.

Une enquête préliminaire a aussitôt été ouverte pour participation à une association de malfaiteurs et aide, en bande organisée, à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d’un étranger en France et sur le territoire d’un État partie au protocole contre le trafic illicite de migrants, comme c’est le cas du Royaume-Uni.

« Les premières investigations ont mis en évidence un réseau de passeurs de dimension internationale » renseigne la procureure de Lille, Carole Étienne.

L’équipage du voilier était composé de « deux ressortissants ukrainiens âgés de 43 et 37 ans », précise le communiqué de la procureure de Lille. Selon le document, « quatre ressortissants albanais et un ressortissant vietnamien » se trouvaient à bord.

Le bateau était dans le viseur des enquêteurs depuis plusieurs jours. « Ce navire qui disposait d’une place au port du Havre avait attiré l’attention de la gendarmerie maritime (…) pour des faits d’aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d’étrangers en bande organisée », explique encore Carole Étienne.

Les arrivées de migrants au Royaume-Uni à bord de petites embarcations, les « small boats », connaissent un niveau record. Depuis le début de l’année, 23 606 migrants ont atteint les côtes britanniques, selon les derniers chiffres du Home Office. Mais les traversées par voiliers sont plus rares.

Record d’arrivées au Royaume-Uni

Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, Keir Starmer a, comme ses prédécesseurs, fait de la lutte contre l’immigration sa priorité.

Sous pression, le Premier ministre britannique, qui avait promis de réduire les traversées de la Manche, multiplie les mesures répressives et les accords avec d’autres pays pour tenter de freiner le phénomène. « Nous voulons réduire considérablement l’immigration illégale dans toute l’Europe », a insisté Keir Starmer.

Dernière mesure adoptée, le mercredi 23 juillet, le gouvernement britannique a annoncé des gels d’avoirs et des interdictions de séjour dans le pays dans le cadre d’un nouveau régime de sanctions visant les réseaux d’immigration clandestine. Vingt-cinq individus et organisations ont été ainsi été visés le même jour par ces nouvelles sanctions.

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Lors du sommet franco-britannique qui s’est tenu jeudi 10 juillet à Londres, les deux pays se sont mis d’accord sur un « projet pilote » d’échange de migrants. Il prévoit que pour le renvoi en France d’une personne arrivant au Royaume-Uni par « small boat », Londres s’engage à en accepter une autre se trouvant en France et exprimant la volonté de s’installer au Royaume-Uni en justifiant de liens avec ce pays. Cet accord doit encore être soumis à la Commission européenne.

Le gouvernement britannique s’est aussi engagé à durcir la lutte contre le travail clandestin qui, selon Paris, alimente l’immigration illégale. Il a annoncé mardi qu’il fournirait aux plateformes de livraison de repas la localisation des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile. Les autorités veulent empêcher que les personnes n’ayant pas le droit de travailler parviennent à devenir livreur en sous-louant le compte d’un utilisateur enregistré sur l’une de ces plateformes.

Le ministère britannique de l’Intérieur a également annoncé qu’il comptait tester un système d’intelligence artificielle capable d’estimer l’âge des demandeurs d’asile à partir de leur visage, avec l’objectif de l’utiliser en 2026.

Sources: infomigrants

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