Espagne : trois corps de migrants repêchés au large de la côte de Grenade

Les corps de trois hommes, probablement nord-africains, ont été repêchés dimanche, en mer Méditerranée au large de la côte de Grenade, en Espagne. Selon la presse espagnole, plusieurs migrants sont arrivés dans cette zone la semaine dernière, difficile de savoir à quand remonte le décès des trois migrants.
Dimanche 15 mars, dans l’après-midi, les corps de trois migrants ont été retrouvés en mer Méditerranée, au large de la côte espagnole de Grenade. « Les corps, découverts non loin de la plage de Castell de Ferro, ont été transportés au port de Motril par les services maritimes, puis acheminés à l’institut médico-légal de Grenade où des autopsies seront pratiquées afin de déterminer les causes des décès », écrit le média public RTVE.
Selon El Diaro, un premier corps a été repéré en mer, près de la ville de Rubite. « Le service maritime de la Garde civile s’est rendu sur place et a repêché le corps d’un homme. Par la suite, la Garde civile a repêché deux autres corps. »
Les victimes seraient trois hommes, probablement d’origine nord-africaine, affirment encore la presse espagnole.
Quelques heures avant la découverte macabre, 17 migrants, dont trois mineurs, avaient été arrêtés dans la même zone – sur une plage de la commune de Gualchos-Castell de Ferro par la Garde civile espagnole dans la nuit de samedi à dimanche. Ils avaient sauté de leur embarcation et avaient nagé jusqu’au rivage, selon la presse espagnole. « Le puissant bateau pneumatique [sur lequel ils avaient embarqué] a fait demi-tour et est ensuite reparti vers le large à grande vitesse », précise El Granada Hoy. Selon la Croix-Rouge espagnole, les 17 migrants arrêtés sont tous en bonne santé.
Les autorités n’excluent pas la possibilité que d’autres personnes se soient trouvées à bord.
Quelques jours avant, jeudi 12 mars, 17 hommes avaient également été secourus à l’ouest de l’île d’Alborán. Les rescapés ont eux aussi été conduits au port de Motril.
Impossible, pour l’heure, de savoir si les trois corps sont liés à l’embarcation de jeudi ou de dimanche.

L’île d’Alboran se trouve à 80 km au sud de Motril, et à 56 km de Nador, au Maroc. Sur ce territoire de 700 m² en pleine mer Méditerranée subsistent, en plus de 21 militaires, un phare, un héliport, un petit cimetière et un port. Il arrive que des embarcations de migrants qui cherchent à gagner l’Espagne y accostent.
Cette route directe – entre le Maroc et l’Espagne via Alboran – est une alternative par rapport aux autres voies qui mènent à l’Espagne, via les Canaries ou les Baléares par exemple.
Depuis le début de l’année, entre le 1er janvier et le 15 mars 2026, un peu plus de 1 400 migrants sont arrivés sur les côtes de la péninsule par voie maritime – contre 1 000 l’année dernière à la même période, selon les chiffres des autorités espagnoles.
Ils sont également 1 100 à être arrivés aux Baléares, et 1 300 aux Canaries, entre le 1er janvier et le 15 mars.




