Allemagne : un centre de traitement accéléré des demandes d’asile ouvre à l’aéroport de Berlin

Alors que les pays de l’Union européenne (UE) s’emploient à mettre en œuvre les nouvelles règles en matière d’asile, un centre dédié aux procédures d’asile aux frontières extérieures a été installé à l’aéroport de Berlin-Brandebourg.
Ce nouveau centre, situé à l’aéroport de Berlin-Brandebourg, dans le sud de la capitale, est destiné à prendre en charge les personnes qui déposent une demande d’asile dès leur arrivée à l’aéroport, conformément aux procédures d’asile accélérées qui viennent d’entrer en vigueur à l’échelle européenne.
Deux autres structures de ce type ont déjà été créées dans les aéroports de Francfort et de Munich. D’autres sont prévues dans d’autres villes du pays.
En vertu des nouvelles lois européennes, l’Allemagne doit mettre à disposition au moins 374 places pour répondre aux nouvelles procédures aux frontières extérieures de l’UE.
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L’Allemagne n’ayant pas de frontières extérieures terrestres — le pays étant entouré d’autres Etats membres de l’UE et de la Suisse — ce nouveau régime ne s’applique qu’aux aéroports et aux ports maritimes.
Procédures accélérées pour certains demandeurs
Selon les nouvelles règles, les personnes qui demandent l’asile aux frontières extérieures de l’UE feront désormais l’objet d’un premier contrôle de leur nationalité. Si elles sont originaires de pays considérés comme « sûrs », lesquels affichent généralement un faible taux de protection (inférieur à 20 %), elles seront automatiquement orientées vers ce type de centres pour un traitement accéléré.
Si la demande d’asile est finalement rejetée, l’expulsion sera également accélérée, l’ensemble de la procédure devant légalement se dérouler dans un délai de 12 semaines à compter de la date de la demande.
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Ces nouvelles directives s’appliquent également aux personnes ayant fourni de fausses informations sur leur identité, quel que soit leur pays d’origine, ainsi qu’aux personnes identifiées lors du contrôle initial comme présentant un risque potentiel pour la sécurité.
Les individus en provenance d’un pays où les chances d’obtenir l’asile sont plus élevées restent soumis à la procédure d’asile classique.
Un système d’asile harmonisé à l’échelle européenne
Ces changements s’inscrivent dans le cadre du Régime d’asile européen commun (RAEC), en vertu du nouveau pacte de l’UE sur la migration et l’asile.
Les réformes visent à harmoniser les procédures à travers l’Union afin de rationaliser et accélérer le traitement des demandes de protection. Pour y parvenir, de plus en plus de procédures d’asile doivent ainsi être traitées aux frontières extérieures de l’UE, c’est-à-dire avant qu’une personne n’entre sur le territoire européen.
Les Etats membres sont ainsi en train de coordonner leurs systèmes informatiques pour partager les données enregistrées pour chaque demandeur d’asile, dont ses données biométriques. Le dossier d’un demandeur peut ainsi être consulté par les agents travaillant aux frontières et les bureaux de l’immigration à travers l’ensemble des pays de l’UE.
Ces changements comprennent également la mise en place d’un nouveau mécanisme de solidarité, destiné à soulager les pays du sud du continent, par où arrive l’immense majorité des migrants. Il s’agit notamment de la Grèce, de l’Italie et de l’Espagne.
Cet dimension reste toutefois controversée, puisqu’un Etat membre peut se soustraire au mécanisme de solidarité en s’acquittant d’une amende pour chaque cas refusé.
Pour l’instant, l’Allemagne reste exemptée du mécanisme de solidarité, le pays ayant accueilli un important nombre de demandeurs d’asile ces dernières années.
Sources: Infomigrants




