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Suède : le Parlement met fin à la résidence permanente pour les réfugiés

Le Parlement suédois a approuvé mardi un projet de loi du gouvernement visant à mettre fin à l’obtention d’un statut de résidence permanente pour les réfugiés et les bénéficiaires de la protection subsidiaire. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 12 juillet, s’inscrit dans le cadre d’un durcissement de la politique migratoire du gouvernement suédois ces dernières années.

La Suède durcit encore sa politique migratoire. Mardi 9 juin, le Parlement suédois a adopté un projet de loi du gouvernement conservateur qui vise à supprimer les permis de séjour permanent dans le pays.

Ainsi, les exilés ayant obtenu le statut de réfugié ou la protection subsidiaire en Suède ne peuvent plus prétendre à un titre de séjour pour résidence permanente. Cette mesure s’applique aussi aux personnes venues dans le pays nordique via le mécanisme de réinstallation du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).

Cette nouvelle disposition entrera en vigueur le 12 juillet.

Jusqu’ici, les personnes ayant obtenu le statut de réfugié recevaient automatiquement un permis de séjour temporaire (TUT) de trois ans. À l’issue de cette période, les réfugiés pouvaient demander sa prolongation ou prétendre à un permis de séjour permanent (PUT), qui permet de vivre et travailler en Suède sans limite de temps.

Les personnes ayant obtenu la protection subsidiaire recevaient, elles, automatiquement un permis de séjour temporaire de 13 mois, renouvelable. Après trois ans de présence en Suède, elles pouvaient également prétendre à un permis de séjour permanent.

Et enfin, les personnes arrivées via le HCR recevaient immédiatement un permis de séjour permanent.

Désormais donc, l’ensemble de ces personnes sous protection en Suède n’auront plus accès à la résidence permanente, mais uniquement à un permis de séjour temporaire.

Des années de durcissement de la politique migratoire

Depuis l’afflux massif de migrants en Suède lors du pic migratoire de 2015, les gouvernements successifs de gauche et de droite ont durci les règles en matière d’asile et d’immigration. Soutenu par les Démocrates de Suède, un parti d’extrême droite anti-immigration, le gouvernement d’Ulf Kristersson a introduit des restrictions de plus en plus sévères depuis son arrivée au pouvoir en 2022.

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Fin avril, Stockholm a mis en place des de nouvelles règles, plus strictes, pour l’obtention de la nationalité. Ainsi, il faut désormais pouvoir justifier de huit ans de résidence dans le pays, contre cinq auparavant. Les candidats doivent par ailleurs bénéficier d’un revenu d’au moins 2 000 euros par mois, passer de nouveaux tests de langue et « mener une vie honnête », un critère jugé flou et controversé.

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En mars, le gouvernement suédois a annoncé poursuivre son projet de loi controversé qui obligerait les administrations suédoises, comme la sécurité sociale ou les impôts, à dénoncer les personnes en situation irrégulière. Il y a deux ans, les fonctionnaires s’étaient déjà mobilisés contre cette proposition de loi et avaient appelé à la « désobéissance civile ».

Stockholm a aussi durci l’accès au regroupement familial et a fortement augmenté l’aide financière au retour des migrants dans leur pays d’origine. Depuis le 1er janvier 2026, en effet, la contribution de l’aide financière au retour peut atteindre 30 000 euros – contre 2 300 euros auparavant.

En parallèle, le nombre de demandes d’asile a chuté de 30% l’an dernier par rapport à l’année précédente (6 735 en 2025, contre 9 645 en 2024). L’immigration liée à l’asile en Suède reste à son niveau le plus bas depuis 40 ans. « Si je fais le bilan du mandat jusqu’à présent [entre 2022 et 2025], on constate que le nombre [de demandes d’asile] a diminué de près de 60% et que, dans le même temps, les retours ont augmenté de 60% », s’est félicité début janvier le ministre des Migrations Johan Forssell.

Sources: Infomigrants

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