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Strasbourg : démantèlement d’un réseau d’exploitation d’agents d’entretien en situation irrégulière

Le 2 juin dernier, un réseau soupçonné d’avoir exploité des étrangers en situation irrégulière a été démantelé à Strasbourg, dans l’est de la France. Les victimes travaillaient comme agents d’entretien dans un fast-food. Quatre responsables présumés ont été arrêtés.

Vendredi 12 juin, le parquet de Strasbourg, dans l’est de la France, a annoncé le démantèlement d’un réseau soupçonné d’avoir exploité des travailleurs en situation irrégulière en tant qu’agents d’entretien dans un fast-food. Ils étaient chargés du ménage dans une enseigne dont le nom n’a pas été dévoilée, car il n’est pas établi qu’elle avait connaissance des irrégularités reprochées à son sous-traitant.

Quatre personnes ont été arrêtées le 2 juin dernier à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, et à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis, a précisé à l’AFP Sophie Partouche, procureure de Val-de-Briey (Meurthe-et-Moselle).

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Le groupe, composé de membres d’une même famille ou amis très proches, dirigeait une entreprise de nettoyage industriel qui passait des contrats de sous-traitance avec l’enseigne de restauration rapide.

Les accusés ont été mis en examen, notamment pour aide au séjour irrégulier et emploi d’étrangers sans titre [de séjour] en bande organisée. L’un des suspects, identifié comme le « principal donneur d’ordre », a été placé en détention provisoire.

Plus de 100 personnes en situation irrégulière exploitées

L’enquête menée par l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) de Nancy et le Groupe Interministériel de recherche (GIR) de Moselle a permis de déterminer que le réseau avait été mis en place en 2011 et que plus de 100 personnes en situation irrégulière étaient exploitées.

Les enquêteurs ont lancé une opération coordonnée à Paris, Lyon, Nice, Toulouse, ainsi qu’en Bretagne et en Lorraine. Vingt employés doivent être auditionnés pour évaluer leur statut de victimes face à ce trafic de main-d’œuvre.

Le préjudice estimé de la fraude pour les finances publiques est estimé à près d’un million d’euros de manque à gagner pour les organismes de protection sociale et le fisc.

Le gouvernement souhaite renforcer la lutte contre le travail illégal en France, avec un nouvel arsenal anti-fraude adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Celui-ci instaure une procédure de « flagrance sociale » qui permettra une saisie conservatoire des actifs d’une société suspectée de travail au noir.

Sources: Infomigrants

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